Cas autochtones d'infection à virus West-Nile dans les Bouches-du-Rhône et le Var

Communiqué de presse

L’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) informe que trois cas d’infections à virus West-Nile ont été identifiés en région Paca. Une personne à Eguilles dans le département des Bouches-du-Rhône, une personne à la Garde et une au Pradet dans le département du Var. Elles sont à ce jour en voie de guérison.

Qu’est-ce que l’infection à virus West-Nile ?

L’infection à virus West-Nile est une maladie virale, transmise par les moustiques (essentiellement du genre Culex) qui se contaminent exclusivement au contact d’oiseaux infectés. A la différence des autres arbovirus (dengue, chikungunya ou zika notamment, dont le vecteur est le moustique tigre), l’Homme et le cheval sont quant à eux considérés comme des « hôtes accidentels » du virus. Il n’y a pas de transmission interhumaine, ni de transmission du virus d’homme à homme via le moustique.

Le moustique Culex est le moustique commun en France métropolitaine. Il pique essentiellement en soirée et la nuit, contrairement au moustique tigre qui pique essentiellement le jour.

Dans la plupart des cas, l’infection humaine à virus West-Nile est asymptomatique. Dans certains cas, la maladie se manifeste par un syndrome pseudo grippal (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires) quelques fois accompagné d’une éruption cutanée. Plus rarement, elle peut provoquer des complications neurologiques.

Quels sont les dispositifs de surveillance ?

La circulation du virus West-Nile est actuellement suivie en France par un triple dispositif de surveillance chez les humains, les chevaux et les oiseaux. Des investigations complémentaires sont actuellement menées afin de documenter la circulation du virus autour des zones concernées.

Quelles sont les actions menées ?

Des interventions de lutte anti-vectorielle réalisées par l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) sont en cours. Elles ont pour objectifs d’éliminer des situations de prolifération des moustiques Culex dans les zones à risques par des traitements de démoustication ciblés.

Parallèlement, l’Agence régionale de santé a sensibilisé les établissements de santé pour tester tout cas suspect.

Enfin, des mesures de sécurisation des dons de sang et d’organes dans les Bouches-du-Rhône et le Var ont temporairement été mises en œuvre par l’Etablissement français du sang (EFS) et l’Agence de biomédecine (ABM).

Pour se protéger, il convient de suivre les recommandations suivantes 

1 - Se protéger des piqûres : 

  • porter des vêtements couvrants et amples, notamment en soirée, les moustiques de type Culex ayant principalement une activité nocturne ;
  • utiliser des répulsifs, conseillés par votre pharmacien, et sur les zones de peau découvertes ;
  • si nécessaire, utiliser des grillages-moustiquaires sur les ouvertures (portes et fenêtres) ;
  • utiliser des moustiquaires à berceau pour les nouveau-nés ;
  • utiliser les diffuseurs électriques à l'intérieur des habitations ;
  • utiliser les serpentins insecticides uniquement en extérieur ;

2 - Consulter immédiatement son médecin traitant en présence de symptômes évocateurs (fièvre d’apparition brutale accompagnée de maux de tête et de dos, de douleurs musculaires, d’un gonflement des ganglions du cou, d’une éruption cutanée, voire des troubles du comportement ou des propos incohérents).