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Conférence régionale de concertation en santé mentale

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Selon l’OMS, 1 individu sur 4 présente des troubles psychiques durant sa vie alors que 35 à 50% des patients atteints de troubles mentaux sévères ne bénéficient d’aucun traitement. D’ici 2030, la dépression sera une des 1ères causes de morbidité. Face à ces enjeux, une conférence de concertation a été créée en Paca en 2012 pour élaborer des propositions et organiser le parcours en santé mentale.
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C’est le plan santé mentale 2011-2015 qui a initié la création de la conférence régionale de concertation en santé mentale et qui confis aux ARS et aux acteurs de terrain, la traduction des grandes orientations stratégiques du plan au niveau régional.

L’objectif de ce plan était d’assurer un renforcement significatif des moyens accordés à la psychiatrie et à la santé mentale. L’enjeu majeur est de prévenir les ruptures dans les parcours de vie des personnes concernées, quel que soit leur lieu de vie, y compris celles en grande précarité ou en milieu pénitentiaire. Il s’agit donc de permettre à ces personnes de mieux vivre avec des troubles psychiques.

L’ARS Paca a ainsi décliné le plan en mesures opérationnelles dans son projet régional de santé. Quatre axes de travail ont été identifiés :

  • prévenir et réduire les ruptures de parcours de santé chez les adultes ;
  • prévenir et réduire les ruptures de parcours de santé chez les enfants et adolescents ;
  • assurer une gouvernance et une coopération des acteurs pour être au plus proche des enjeux locaux ;
  • informer sur les impacts t la prévalence des troubles en santé mentale pour éviter les stigmatisations ;

La conférence régionale de concertation en santé mentale a pour objectifs de mettre en cohérence les acteurs en santé mentale de la région dans une approche pragmatique adaptée aux réalités locales, d’être le lieu de concertation et d’expression de tous et de concourir par ses avis à la politique régionale de santé.

Elle s’articule avec la conférence régionale de la santé et de l’autonomie en comptant parmi ses membres le président de la CRSA et en restituant ses travaux devant cette instance.

Quatre réunions plénières se sont tenues le 28 juin 2017 au centre hospitalier Montperrin à Aix-en-Provence. L’objet était de présenter les résultats des groupes de travail sur l’élaboration du prochain projet régional de santé et le parcours en santé mentale.

Cinq axes de travail ont été identifié afin d’améliorer la parcours des adolescents atteints de troubles mentaux.

  1. Améliorer l’information sur l’offre de prise en charge disponible avec la mise en place d’un répertoire des ressources à la fois pour les patients et leurs familles et pour les professionnels de santé,
  2. Faciliter l’accès aux soins en étoffant l’offre de soin et en l’adaptant au mode de vie des adolescents : mise en place de maisons des adolescents, développement de l’hospitalisation de nuit pour combiner soins et scolarisation…,
  3. Améliorer la prise en charge en hospitalisation, aux urgences et en pédiatrie avec un accompagnement des établissements et en éviter les hospitalisations en psychiatrie générale au projet d’une offre adaptée de pédopsychiatrie,
  4. Améliorer la place des thérapies non médicamenteuses et la pertinence des prescriptions,
  5. Améliorer la coordination du parcours de soins.

La périnatalité couvre la grossesse, la période néonatale ainsi que l’intervention chez les enfants de moins de trois ans. Une mère sur dix est en situation de détresse psychologique ou en difficulté pour établir le lien avec son enfant lorsqu’elle est atteinte d’un trouble mental. L’enjeu est donc de structure son parcours pour l’accompagner dans son rôle de mère.

  1. Prendre en compte la dimension psychosociale autour de la naissance,
  2. Organiser les prises en charge les plus adaptées à la naissance,
  3. Développer les compétences des parents au travers de programmes structurés,
  4. Accompagner précocement les enfants présentant un déficit ou un handicap.

3 objectifs ont été identifié afin d’accompagner les personnes présentant un handicap psychique sous tendu par un trouble schizophrénique.

  1. Prévenir la chronicisation des troubles et l’institutionnalisation par une prise en charge précoce et adaptée,
  2. Mettre en place dans chaque structure sanitaire ou médico-sociale une politique visant à limiter l’institutionnalisation,
  3. Favoriser l’inclusion dans la cité des personnes présentant un trouble psychique grave avec ou sans handicap.

Le droit des patients est un enjeu pour le parcours en santé mentale car il vise à lutter contre les stigmatisations, les restrictions de liberté et pose la question de la place du patient et de ses aidants afin d’éviter les ruptures de parcours.

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