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La santé de demain commence aujourd'hui
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Un groupe de jeunes personnes assis dans un parc
Crédit : Fotolia
En matière de santé, les enfants, les adolescents et les jeunes présentent des besoins particuliers et rencontrent des difficultés spécifiques ce qui appelle à la mises en place d'actions spécifiques et adaptées.
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AU SOMMAIRE

Unité d’enseignement de l’autisme : un pas vers l’école pour tous

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La loi du 11 février 2005 pose le principe du droit à la scolarité pour tout enfant ou adolescent handicapé. Mais la mise en pratique s’avère difficile. L’association La Bourguette, qui accueille de jeunes autistes, a développé, dans le cadre du plan autisme animé par l’ARS Paca, des partenariats avec l’Education nationale en vue de favoriser leur inclusion en milieu scolaire.

La cloche vient de sonner l’heure de la récréation. Dans la cour de l’école maternelle Camille Claudel de Montfavet, les enfants s’éparpillent pour jouer. Parmi ces petits de trois à six ans, quatre élèves autistes s’amusent avec leurs camarades. « Les enfants autistes sont accueillis dans une classe de l’école, mise à notre disposition par la mairie » explique Lionel Bourdely, le directeur général de l’association La Bourguette.

« Il s’agit d’une organisation innovante, rendue possible grâce à une convention tripartite entre notre association, l’ARS qui soutient le projet depuis le début et l’Education nationale. Les sept enfants inscrits bénéficient de l’encadrement de six professionnels du médico-social (éducateurs, rééducateurs, psychologue) tandis qu’un enseignant est mis à disposition par l’éducation nationale ».

Chaque jour, la plupart des jeunes enfants autistes sont inclus dans des classes pour des activités variées. Un mixage réussi qui profite à tous et contribue à changer le regard sur la différence. Grâce à l’encadrement renforcé, les élèves progressent. Avec l’objectif d’intégrer ensuite une classe ordinaire avec le support d’un auxiliaire de vie scolaire, une ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) ou un service spécialisé.

Cirque, vélo, jardinage : des moments de partage

Une initiative du même type a été initiée en élémentaire avec l’école Lucie Aubrac de la Tour d’Aigues depuis 4 ans. Un groupe de quatre ou cinq enfants autistes de 8 à 12 ans s’y rendent quelques demi-journées par semaine avec deux éducatrices scolaires l’IME La Bourguette.

Dans une classe dédiée, ils poursuivent une éducation scolaire et se joignent aux autres élèves pour des moments de partage et d’inclusion, notamment un tour du Luberon en vélo de quatre jours dans le cadre du projet d’école. En contrepartie, l’école profite du cadre exceptionnel de l’IME La Bourguette pour des activités, ateliers de cirque, jardin, vélo. Une belle illustration d’une ouverture réussie sur le monde !

Maison des adolescents : une organisation déployée pour toucher le maximum de jeunes

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Les maisons des adolescents sont des dispositifs qui ont pour mission l’accueil, l’information, l’orientation et l’organisation de la prise en charge des jeunes et de leur famille. Elles sont généralement installées dans des grandes villes. La Maison des adolescents des Hautes- Alpes propose une organisation innovante, au plus près des jeunes et de leurs besoins.

« Notre Maison des adolescents permet aux jeunes de 12 à 25 ans et à leur famille de poser des questions, d’exprimer une souffrance ou un mal-être, de bénéficier d’une écoute spécialisée et d’une orientation vers des professionnels de santé pertinents. Il s’agit d’un lieu neutre, non stigmatisant, gratuit, dans lequel l’anonymat peut être garanti » explique d’emblée Patricia Fivian, la directrice.

« Parce que nous nous adressons à des jeunes, la proximité constitue un élément essentiel. C’est encore plus vrai dans les Hautes-Alpes, un territoire de montagne. L’hiver, les déplacements d’une vallée à l’autre s’avèrent très compliqués. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité, dès l’origine du projet, investir tout le territoire. Si nous nous étions contentés d’avoir une maison des adolescents départementale à Gap ou à Briançon, nous aurions exclu, de fait, de très nombreux jeunes ».

Un maillage territorial serré

Le premier contact avec la Maison des adolescents s’effectue par le biais d’un des douze relais d’accueil qui couvrent le territoire : centres sociaux, maisons des jeunes et de la culture, centres sociaux communaux… Deux nouveaux lieux d’accueil vont d’ailleurs ouvrir leurs portes dans le Champsaur au mois de décembre.

« Les personnes en charge de l’accueil ont reçu une formation adaptée. Les entretiens d’écoute sont programmés sur place, des orientations vers les professionnels pouvant répondre au mieux à leurs besoins sont validées par un médecin coordonnateur, après discussion pluri-professionnelle ».

En 2016, la Maison des adolescents a accueilli un millier de jeunes. « Nous avons bénéficié d’un très fort soutien de l’ARS » commente Patricia Fivian. « L’Agence ne s’est pas contentée de financer la maison des adolescents ; elle a participé, à nos côtés, au comité de pilotage et à la mise en œuvre sur le terrain, en nous apportant son expertise technique et juridique. ».

La Maison des adolescents des Hautes-Alpes, aujourd’hui portée par l’Association les PEP ADS, est devenue une référence pour les territoires qui souhaitent déployer un tel dispositif.

CHIFFRES CLEFS

  • 7 unités d’enseignements autisme en région Paca.
  • 49 enfants concernés.
  • 13 millions d’euros : c’est le montant attribué à la région pour mettre en place de nouvelles mesures en faveur des personnes avec autisme ou autres troubles envahissants du comportement, dans le cadre du plan autisme 2013/2017.
  • 6 maisons des adolescents en région Paca : Manosque, Salon-de-Provence, Avignon, Gap, Nice, Marseille et Toulon.

Hôpital promoteur de santé : le centre hospitalier de Martigues

Le Centre hospitalier de Martigues est le seul hôpital promoteur de santé du département des Bouches-du-Rhône. Il accueille l’espace santé jeune qui a pour mission l’accueil, l’écoute, le dépistage et l’orientation des adolescents et des jeunes adultes et de leurs parents. Il coordonne également les différents partenaires impliqués dans la prise en charge des adolescents en amont et en aval afin d’éviter les ruptures dans le parcours de prise en charge des adolescents.

A l’école, des cercles « magiques » pour les enfants

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Le dispositif arrive tout droit de Quebec. Fruit d’un partenariat de plus de 15 ans entre l’Éducation nationale, l’ARS Paca, la ville de Marseille et le planning familial des Bouches-du-Rhône, le programme de développement affectif et social (Prodas) pourrait se définir simplement comme une méthodologie éducative et préventive de développement de la personne, basée sur l’expression des ressentis.

C’est un programme de prévention précoce qui aide les enfants et les familles à développer la confiance en soi et acquérir les compétences psycho-sociales pour préserver sa santé. Très concrètement, le Prodas passe par des cercles de parole, appelés « cercles magiques », mis en place dans les écoles maternelles et élémentaires : les enfants sont invités à s’exprimer sur un thème que leur propose l’enseignant, en fonction de leur niveau.

Pour Aurélie Tardy, coordinatrice du Prodas pour le planning 13, « ce qu’on a pu voir, après avoir assisté à ces cercles de parole, c’est surtout beaucoup d’enthousiasme de la part des enfants, beaucoup de plaisir et de fierté à y participer.

Après avoir acquis un peu d’expérience, les enfants se mettent parfois à animer eux-mêmes, dans un esprit de collaboration. En plus, la particularité du programme, c’est la posture des enseignants, on les forme pendant 4 ou 5 jours pour qu’ils animent ce cercle avec une philosophie d’intervention basée sur la bienveillance et l’écoute ».

Des centres spécialisés en obésité

A Nice et à Marseille, depuis 2012, les centres spécialisés de l’obésité accueillent les adultes et les enfants souffrant de problèmes de poids important et d’obésité sévère. Leurs missions ? « Soigner les patients, tout d’abord, comme l’explique Véronique Nègre, pédiatre, et spécialiste de la coordination des centres de Nice et de Marseille, mais également organiser la filière de soins dans la région : former les professionnels en pluridisciplinarité et en proximité, rendre visibles les professionnels qui peuvent prendre en charge ces patients, du 1er au 3e recours, faciliter la coordination entre les professionnels…».

Chaque année, l’AP-HM comptabilise près de 7000 consultations médicales et chirurgicales et 650 interventions chirurgicales pour l’obésité sévère.

EXCLU WEB - Programme " Mange sain, bouge sain"

Ce programme repose sur des animations ludiques (travail sur les sucres et graisses cachées, partage de goûter, étude des emballages alimentaires, dégustations d'aliments...) pour changer le regard des jeunes sur l'alimentation et sur leur façon de se nourrir. Il est piloté par le Codes 84, en lien avec l'ARS Paca.

  • Un taux d'obésité de 3% dans les écoles de Paca.
  • 9,1% de taux de surpoids.

EXCLU WEB - Un environnement favorable à la santé à la crèche et chez les assistantes maternelles

Depuis 2016, l'ARS Paca finance une action menée par l'association "Ecolo'crèches" auprès des professionnels de la petite enfance et des enfants. Au sein des lieux d'accueil de la petite enfance, des intervenants leur apprennent les comportements favorables à santé. Programmée sur 3 ans, elle permettra de sensibiliser chaque année entre 1000 et 1600 enfants, 400 à 600 professionnels de la petite enfance et 300 à 4000 membres des familles vivant sur des territoires prioritaires pour l'ARS Paca au regard des inégalités sociales et territoriales de santé.

EXCLU WEB - Éducation à la vie affective et sexuelle en milieu scolaire

Portées par le Mouvement français du planning familial de Vaucluse, des actions d'éducation à la sexualité et de prévention des conduites à risques et des violences auprès des collégien(ne)s et lycéen(ne)s ont été conduites dans le Vaucluse, plus particulièrement à Avignon, Carpentras, Orange, Isle-sur-la-Sorgues, Le Pontet, et Bédarrides. Près de 2000 adolescents ont été invités à réfléchir sur ces sujets, afin d'améliorer leur connaissance, la compréhension des différentes dimensions de la sexualité, et de valoriser leurs compétences.

"Show chaud club" : programme de prévention du VIH et des IST en direction des étudiants

La Mutualité Française Paca, a créé un spectacle sur le modèle du cabaret, en partenariat avec la compagnie 6T théâtre. Son objectif : parler de sexualité, de contraception et de discrimination aux jeunes sur un ton décalé. 6 représentations réunissant 800 étudiants de la région Paca se sont tenues. Des professionnels intervenants sur cette problématique étaient présents sur des stands pour apporter des informations complémentaires, de la documentation et du matériel de prévention après la représentation.

Charte régionale de bonnes pratiques pour des actions collectives d’éducation a la vie affective et sexuelle des jeunes

La charte régionale s’inscrit dans le cadre partenarial du plan d’actions « Santé des jeunes, vie affective et sexuelle » issu des travaux de la Commission de coordination des politiques publiques de santé dans les domaines de la prévention, de la santé scolaire, de la santé au travail et de la PMI. Elle a pour objectif de définir un cadre de référence quel que soit le milieu de vie du jeune âgé de 12 à 25 ans, pour mener des actions collectives d’éducation à la vie affective et sexuelle. L’ARS Paca et l’ensemble des partenaires membres de la Commission en assurent la promotion ; les acteurs amenés à mettre en œuvre ces actions en prennent connaissance et la partagent.