Coronavirus : point de situation du 16 mars 2020

Communiqué de presse
Visuel
CP
Le 14 mars 2020, le Premier ministre a décidé, à la suite du passage en stade 3 du plan de lutte contre l’épidémie et jusqu’à nouvel ordre, de fermer tous les lieux recevant du public qui ne sont pas indispensables à la vie du pays.
Corps de texte

Tout rassemblement est à éviter, comme les réunions amicales et familiales, n'utiliser les transports en commun que pour aller travailler et seulement si la présence physique est indispensable.

Que va changer la phase 3 sur notre prise en charge ?

L’ARS Paca et ses partenaires, les Unions régionales des professionnels de santé (URPS), l’Assurance maladie et les facultés de médecine ont mené un important travail partenarial pour préparer notre système de santé à cette troisième phase épidémique.

Seront à présent pris en charge à domicile tous les patients qui ne présentent pas de forme grave du Covid-19, afin de ne pas saturer les établissements de santé.

Le stade 3 ou « stade épidémique » correspond à une circulation active du virus. Notre stratégie est maintenant d’atténuer les effets de l’épidémie. Tout le système sanitaire hospitalier et de ville est mobilisé, ainsi que les établissements médico-sociaux pour protéger les populations fragiles.

Combien y a-t-il de cas à ce jour ?

Devant l’augmentation du nombre de cas, la recherche systématique de contacts est devenue inutile. Tester tous les patients présentant des symptômes conduirait à saturer la filière de dépistage. Seul le dépistage pour les cas graves et les structures collectives de personnes fragiles permet de prendre des mesures immédiates.

Un nouveau message à faire circuler

Les patients sont ainsi invités, en cas de doute ou de symptômes évocateurs, à contacter leur médecin traitant. Les appels au SAMU Centre 15 doivent donc être réservés aux patients qui présentent une forme plus grave de la maladie.

Les professionnels de santé de ville sont mobilisés en première ligne pour la prise en charge et le suivi de ces patients.

Dans le contexte actuel, nous avons besoin de maintenir le don de sang. Nous vous attendons en collecte sauf si vous présentez des symptômes grippaux.

Risque accentué sur l’automédication

Des évènements indésirables graves liés à l’utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens AINS (Advil, Bi-profenid, Ibuprofène , Surgam, Voltarène … ) ont été signalés chez des patients atteints de Covid-19, cas possibles ou confirmés. Nous rappelons que le traitement d’une fièvre mal tolérée ou de douleurs dans le cadre du Covid-19 ou de toute autre virose respiratoire repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 60 mg/kg/jour et de 3 g/jour. Il doit être évité aussi la prise des corticoïdes sans indication médicale stricte.

Activations des plans blancs en établissements de santé

Pour anticiper les capacités de réponse hospitalière dans notre région, les établissements de santé de médecine chirurgie obstétrique (MCO) publics et privés ont déclenché leur plan blanc. Ce plan prévoie la déprogrammation de toute activité chirurgicale ou médicale non urgente sans préjudice de perte de chance pour les patients. Cela libérera entre 250 et 300 lits de soin critique.

Rappel des recommandations à suivre pour la population

En stade 3 le message reste le même : pour limiter la propagation de l’épidémie, la mesure la plus efficace est la plus simple, elle repose sur la responsabilité individuelle, c’est-à-dire : respecter les gestes barrières.

La conduite à tenir est et reste valable au cours de chaque stade : se protéger soi-même pour une efficacité collective.

Des gestes simples et efficaces permettent de réduire la transmission des infections :

  • Se laver les mains très régulièrement ;
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ;
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades ;
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter ;
  • Éviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts.

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU- Centre 15.