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Couverture vaccinale

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Vaccin
La couverture vaccinale correspond à la proportion de personnes vaccinées dans une population à un moment donné.

L’obtention et le maintien d’une bonne couverture vaccinale constituent des éléments clés dans le contrôle et l’élimination des maladies infectieuses.
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Les résultats d’un programme de vaccination s’évaluent non seulement par la surveillance de l’incidence des maladies cibles, les données sérologiques, le recensement des éventuels effets secondaires des vaccins, mais aussi par la mesure régulière des taux de couverture vaccinale dans la population.

Pour les maladies en voie d’élimination (poliomyélite, etc.), ce suivi doit permettre d’identifier rapidement toute diminution de couverture vaccinale pouvant conduire à la résurgence de ces maladies. En outre, la persistance de cas sporadiques de tétanos pour les personnes âgées, associée à l’augmentation des voyages vers les pays où persistent des cas de poliomyélite ou de diphtérie, impliquent le maintien du suivi de la couverture vaccinale chez les adultes pour ces maladies.

La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique confie à l’InVS la mission de suivre et d’évaluer la couverture vaccinale pour tous les vaccins et dans tous les groupes cibles. La réalisation de ce travail s’effectue à partir de différentes sources de données telles que :

  • chez le petit enfant (0-24 mois) : les certificats de santé de l’enfant
  • chez le grand enfant et l’adolescent (2-15 ans) : les données du cycle d’enquêtes scolaires
  • chez le jeune adulte de plus de 15 ans et chez l’adulte : les enquêtes en population

A tout âge, des enquêtes par sondage peuvent être réalisées.

Par ailleurs, des sources de données indirectes sont disponibles, basées sur les achats ou les remboursements de vaccins.

D’un point de vue démographique, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est une des régions les plus urbanisées de France, critère cité comme favorisant une bonne couverture vaccinale.

Cependant, cette urbanisation est inégalement répartie et concerne surtout le littoral méditerranéen alors que les départements des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes possèdent plutôt un espace à dominante rurale.

La politique vaccinale s’intègre dans la politique de lutte contre les maladies infectieuses.
Elle est élaborée et mise en œuvre par le ministre chargé de la Santé.
Elle tient compte de l’épidémiologie des maladies à prévention vaccinale, des avancées techniques dans ce domaine, des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’organisation du système de santé.

La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique précise que la politique de vaccination est élaborée par le ministre chargé de la Santé qui fixe les conditions d’immunisation, énonce les recommandations nécessaires et rend public le calendrier des vaccinations après avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP)  à travers une publication annuelle dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) édité et diffusé par l’InVS.

Les instances participatives

Diverses instances participent à l’élaboration de cette politique :

  • l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)
    Elle statue sur les autorisations de mise sur le marché des produits de santé dont les vaccins ;
  • la Haute autorité de santé (HAS)
    Elle transmet aux autorités décisionnaires un avis sur la prise en charge des médicaments par la sécurité sociale et/ou pour leur utilisation par les collectivités publiques ;
  • Santé publique France
    Il contribue à l’expertise menée, notamment dans le domaine des maladies infectieuses, dont les maladies à prévention vaccinale. Il a pour mission de suivre et d’évaluer la couverture vaccinale en France ;
    Il développe les éléments et outils d’informations nécessaires aux programmes de prévention et d’éducation pour la santé, pour le grand public et pour les professionnels de santé ;
  • le Comité économique des produits de santé
    Il propose aux ministres les prix des médicaments remboursables en fonction des avis de la commission de transparence (HAS). Elle définit également le rôle de l’État par rapport aux départements pour les activités de prévention, notamment pour la prévention vaccinale.