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Dans les coulisses de l’ARS : Fabrice Dassonville, un chef d’orchestre pour une qualité de l’eau optimale

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Fabrice Dassonville
Ingénieur du génie sanitaire, Fabrice Dassonville est responsable régional du domaine des eaux. Il s'occupe, à l'ARS Paca, des eaux de consommations et des eaux de baignades.
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Vous êtes ingénieur du génie sanitaire et responsable régional du domaine des eaux. Qu’est-ce que cela signifie ?

Pour résumer simplement, je mène des projets régionaux dans le domaine des eaux, à la fois pour les eaux destinées à la consommation humaine, les eaux de loisirs, les eaux thermales, les eaux conditionnées, et les risques liés aux légionelles. Tout ceci, bien sûr, en collaboration avec les services santé environnement des différentes délégations départementales de l’agence. Je fais aussi le lien avec les instructions du bureau des eaux de la Direction générale de la santé.

Au quotidien, comment cela se passe-t-il ?

Il y a des sollicitations quotidiennes à tous les niveaux (central, départemental et régional). Et il faut bien sûr que j'y réponde.

Parallèlement, nous développons des projets régionaux. Par exemple : le marché public du contrôle sanitaire des eaux, le renouvellement de l’agrément des hydrogéologues agréés, le projet régional pour l’amélioration de la qualité bactériologique de l’eau potable, etc.

Enfin, je décline quotidiennement les instructions de l’administration centrale au niveau de l'agence, et à veiller à leur application.

Vous avez récemment publié un bilan triennal sur la qualité des eaux de consommation humaine en Paca. Comment avez-vous travaillé pour le produire ?

Ce rapport a mobilisé mon service, ainsi que les référents eaux des différents services santé environnement (SSE) dans les délégations départementales. J’estime d’ailleurs avoir beaucoup de chance de pouvoir m’appuyer sur ces professionnels, qui ont une démarche très dynamique et participative. Ils sont remarquables. C'est un réseau qui est force de proposition. Ce rapport, justement, a donné lieu à l’élaboration d’une nouvelle méthodologie. La synthèse que nous en avons faite nous a amené à lancer un projet qui s’inscrit dans le Cpom de l’agence pour améliorer la qualité bactériologique de l’eau potable.

Comment travaillez-vous concrètement pour garantir la qualité des eaux ?

Pour garantir la qualité de l’eau, tous les services santé environnement mettent en place et suivent un programme de contrôle sanitaire qui permet d’avoir un suivi très régulier de la qualité de l’eau distribuée. En cas de problème ou d’analyse non-conforme, les agents de ces services  sont amenés à prendre des mesures. Les services santé environnement réalisent aussi des programmes de contrôle et d’inspection au niveau des installations de production et de distribution d’eau potable tout au long de l’année. C’est un travail au fil de l’eau.

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai une formation initiale en études et traitement des pollutions, j’ai enchainé avec un doctorat en écologie microbienne. J’ai ensuite travaillé pendant quelques années dans le domaine de la recherche scientifique avant d’intégrer le ministère de la santé en passant le concours d’ingénieur d’études sanitaires. L’année dernière, j’ai passé et réussi le concours d’ingénieur de génie sanitaire pour marquer une évolution dans ma carrière. Avant de rejoindre le siège, je travaillais à la délégation départementale des Alpes-Maritimes.