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Ensemble, mobilisons-nous contre le moustique tigre

Communiqué de presse
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communiqué de presse
Le dispositif de lutte contre Aedes Albopictus (dit « moustique tigre ») et de surveillance des maladies virales transmises par ce type de moustiques en métropole est activé chaque année du 1er mai au 30 novembre.
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Le moustique tigre est un moustique originaire d'Asie. Il est implanté depuis 2004 dans notre région et est vecteur de maladies, appelées arboviroses, comme la dengue, le chikungunya et les infections à virus Zika.

En Paca, l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et ses partenaires (les conseils départementaux, l’Entente interdépartementale de démoustication Méditerranée, Santé publique France) surveillent la prolifération du moustique tigre, mobilisent les professionnels et les établissements de santé et informent la population, afin de maîtriser le risque d’apparition d’une chaine de transmission locale de ces maladies en métropole.

Cette année l’ARS Paca invite les communes à relayer l’information auprès de leurs populations en mettant à leur disposition un dépliant d’information sur la lutte contre le moustique et la protection contre les maladies qu’il peut transmettre.

Le risque d’émergence de ces maladies est réel dans la région comme en témoignent les différents épisodes de cas autochtones enregistrés depuis 2010 : cinq épisodes de dengue (7 cas) et un épisode de chikungunya (2 cas).

On parle de cas autochtone quand une personne a contracté la maladie sur le territoire national et n’a pas voyagé en zone contaminée dans les 15 jours précédents.

Sur notre territoire, toute la population est amenée à se mobiliser. Pour éviter que le moustique tigre prolifère, il faut détruire ses œufs et supprimer les eaux dans lesquelles la femelle pond. Elle aime tout particulièrement les petits récipients où l’eau stagne. Parfois quelques centilitres peuvent suffire pour qu’une femelle y dépose ses œufs.

  • Eliminer les petites réserves d'eau dans lesquelles l’eau peut stagner : les coupelles des plantes, les jouets des enfants... Dans les coupelles, remplacer l’eau par du sable humide.
  • Bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d'eau (fût, bidon, bâche de piscine).
  • Attention aux gîtes naturels : creux d'arbres, bambous cassés dont chaque tige brisée et creuse devient alors un réceptacle. Ramasser les déchets verts, eux aussi peuvent devenir des récipients d’eau et abriter les œufs du moustique.
  • Etre vigilant et ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs).
  • Changer l’eau des plantes et des fleurs : une fois par semaine ou plus si possible.

Nous rappelons aux voyageurs se rendant dans des zones de circulation de la dengue, du chikungunya et des infections à virus Zika qu’il faut être vigilants et prendre un certain nombre de précautions.

  • Les voyageurs sont invités à se protéger des piqûres de moustique pendant leur séjour. En se protégeant des piqûres, les voyageurs se protègent eux-mêmes des maladies transmises par le moustique, et ils limitent le risque de circulation locale des virus. Pour éviter les piqûres de moustiques il est conseillé de :
  • porter des vêtements couvrants et amples et de les imprégner d'insecticide pour tissus ;
  • appliquer les produits répulsifs conseillés par votre pharmacien ;
  • dormir sous des moustiquaires imprégnées d'insecticide pour tissus. Il existe des moustiquaires à berceau pour les nouveau-nés ;
  • utiliser les diffuseurs électriques à l'intérieur des habitations ;
  • utiliser les serpentins insecticides uniquement en extérieur ;
  • si possible brancher la climatisation ou la ventilation.
  • Les voyageurs doivent consulter leur médecin traitant en cas d'apparition de symptômes (fièvre d'apparition brutale, douleurs, éruption cutanée) dans les 15 jours qui suivent leur retour.