Infections sexuellement transmissibles,VIH, hépatites virales : du 20 au 26 septembre 2021, stop aux mauvaises surprises… un dépistage proche de chez vous !

Communiqué de presse
Stop aux IST

Dans le cadre de la stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030 (SNSS), la région Paca organise du 20 au 26 septembre 2021 une semaine de dépistage du VIH, des hépatites virales et des autres infections sexuellement transmissibles (IST).

Dans toute la région, en complément des lieux de dépistage habituels, des unités mobiles permettront de réaliser un dépistage sans ordonnance, sans frais, rapidement et de façon anonyme, au plus près des publics.

A l’occasion de cette semaine de dépistage, l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur lance, avec l’appui des deux comités de coordination de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le virus de l’immunodéficience humaine (COREVIH), une campagne régionale de prévention et dépistage, pour sensibiliser les publics et mobiliser l’ensemble des partenaires institutionnels, acteurs associatifs et professionnels de santé.

Continuons à nous faire dépister

L’activité de dépistage a fortement été impactée par la pandémie de la Covid 19. Une diminution du nombre de dépistages de près de 60 % a été observée entre février et avril 2020, aussi bien pour le VIH que pour les IST bactériennes.

Le dépistage du VIH, des IST et des hépatites reste un élément clé de la prévention, car il permet :

  • d’intégrer un parcours de santé et de prévention en cas de dépistage négatif
  • de lutter contre l’épidémie cachée et de rompre la chaîne des contaminations : trop de personnes ignorent encore leur séropositivité ou sont diagnostiquées à un stade avancé de l’infection avec des répercussions sur leur santé, leur qualité de vie et celles de leurs partenaires et proches
  • d’avoir accès rapidement au traitement en cas de dépistage positif.

Les données régionales

  • prédominance de l’infection à chlamydia constatée chez les femmes, partout en France et particulièrement en Paca (plus de 1000 cas pour 100 000 femmes soit 2 fois plus que la moyenne nationale). Parmi les femmes, celles âgées de 15 à 24 ans présentent les taux de diagnostics les plus élevés
  • diagnostics d’infections à gonocoque très élevé en Paca, en particulier chez les hommes (plus de 600 cas diagnostiqués pour 100 000 hommes, soit près de 6 fois plus que la moyenne nationale). Dans notre région, les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes sont particulièrement concernés par ces IST ;
  • importance des cas de syphilis : diminution observée depuis 2016, leur nombre reste toutefois préoccupant 139 (en augmentation depuis 2012 où l’on comptait 50 cas). Les hommes ayant des relations avec les hommes (HSH) représentent 88 % des cas déclarés. Parmi les hétérosexuels, les hommes sont environ 3 fois plus touchés que les femmes
  • Concernant le VIH, en région Paca, troisième région métropolitaine la plus touchée par l’épidémie de VIH. La couverture du dépistage VIH reste élevée en Paca, mais avec un taux de positivité 2 fois inférieur à celui de la région Ile-de-France. Cela montre la nécessité de mieux cibler la population à risque.

Le nombre de séropositifs a diminué de 9 % depuis 2017 et cette baisse concerne principalement les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) nés en France (-22 % entre 2017 et 2018) et plus modérément les hétérosexuels nés en France (-11 % entre 2017 et 2018). Les tendances sont différentes selon les départements, stables dans les Bouches-du-Rhône et en baisse significative dans les Alpes-Maritimes. Le nombre de séropositifs augmentent dans notre région chez les personnes nées à l’étranger.

Cette semaine, entièrement dédiée aux actions de sensibilisation et de dépistage, notamment hors les murs, dans toute la région, a donc plusieurs objectifs,en particulier

  • faire connaître les enjeux du dépistage précoce et répété du VIH, des IST et des hépatites virales auprès du grand public et réduire le retard au dépistage
  • inciter au dépistage les publics très exposés au risque d’IST et ceux qui restent éloignés des dispositifs de dépistage mis en place ;
  • améliorer la visibilité des structures/lieux de dépistage ;
  • créer une dynamique de long terme entre les acteurs de la prévention et du dépistage sur les territoires, y compris les professionnels de premier recours.
pour connaître les lieux ressources dans votre ville,
rendez-vous sur www.stopauxist.com