La reprise des soins dans notre région

Communiqué de presse
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communiqué de presse
Lors des deux mois de confinement, de nombreuses activités de soins ont été interrompues et des personnes ont renoncé aux soins. Depuis le début du mois de mai dans notre région, les établissements de santé organisent la reprogrammation de certaines activités chirurgicales et médicales.
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Les professionnels de santé de ville sont également invités à recontacter les patients, en particulier les publics vulnérables ou ceux atteints de pathologies chroniques.

A l’hôpital

La déprogrammation des activités médicales et chirurgicales dîtes « non urgentes » à l’hôpital a permis de libérer des moyens humains et matériels pour assurer à la fois la prise en charge des patients atteints du Covid-19 et des urgences vitales.

Depuis la fin du mois d’avril, les établissements de santé sont invités à reprogrammer certaines de ces activités, dîtes « non différables », c’est-à-dire celles ne pouvant plus être encore reportées. Cette reprise, adaptée selon chaque spécialité, doit être progressive et contrôlée et respecter les mesures strictes de distanciation physique et les gestes protecteurs.

Comment ?

  1. Une stratégie de reprise pilotée dans chaque établissement.

Les cellules de crise mises en place pendant l’épidémie de Covid-19 doivent être maintenues dans les établissements de santé. Elles permettent de réévaluer l’organisation mise en place au regard de l’évolution de l’épidémie. Pour l’activité chirurgicale, des cellules de programmation multidisciplinaires sont mises en place pour réguler l’activité.

  1. Une organisation en « circuits dédiés »

Les établissements de santé mettent en place deux filières : une pour les patients suspects ou confirmés Covid-19 et une pour les autres patients. Cette organisation sécurisée se traduit par des conditions matérielles de fonctionnement sécurisées avec des mesures barrières strictes : des accès et des circulations identifiés, un aménagement des salles d’attente, des chambres individuelles si nécessaire, l’étalement des plages de consultations, des horaires d’admission et l’utilisation autant que possible des outils de téléconsultation.

Les établissements doivent mettre en place un dispositif qui permet de détecter précocement les cas de Covid-19, de les tester et de les isoler.

  1. La capacité minimale de soins critiques dédiée

Pendant cette période intermédiaire, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur doit pouvoir préserver une capacité en réanimation et maintenir sa disponibilité en cas de nécessité, afin d’avancer avec prudence dans la reprise progressive d’activité et pouvoir faire face à un nouvel afflux de patients ayant un besoin de prise en charge en soins réanimatoires.

  1. La protection des patients et du personnel

Pour garantir la sécurité des patients et du personnel, les établissements de santé appliquent strictement les mesures protectrices : distanciation physique, mise à disposition de protections, etc. De plus, ils doivent préserver les personnels très impactés par la crise, en leur accordant des congés et en assurant un renouvellement du personnel d’autant plus qu’ils pourraient être amenés à se mobiliser dans le cadre d’une éventuelle deuxième vague.

Quid des plans blancs ?

Les plans blancs demeurent activés. Ce mode d’organisation implique une cellule de crise permanente, éclairée par les experts médicaux de l’établissement en lien permanent avec l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur, apte à mettre en œuvre sans délai des organisations temporaires adaptées pour faire face à l’évolution de la situation sanitaire.

En ville

Même si les cabinets médicaux n’ont pas fermé leurs portes pendant le confinement, les patients s’y sont rendus moins nombreux qu’en temps normal. Il est pourtant essentiel, voire vital, de consulter son médecin lorsque nous avons des symptômes.

Les médecins de ville, généralistes ou spécialistes, et les professionnels paramédicaux se sont organisés pour accueillir les patients dans les meilleures conditions possibles : mise à disposition dans la salle d’attente des mouchoirs à usage unique, de gels antiseptiques ou de solutions hydro-alcooliques pour le lavage des mains ou un lavabo avec du savon liquide et des serviettes, entretien et nettoyage des surfaces au moins deux fois par jour, aération régulière des locaux.

Afin de limiter au maximum les regroupements au sein des cabinets, plusieurs actions ont également été instaurées : mise en place de plages horaires spécifiques pour les patients Covid-19 et ceux ne présentant pas de symptôme, limitation des délais d’attente du patient, sectorisation de la salle d’attente, etc.

Il est toujours recommandé de privilégier le recours à la téléconsultation lorsque cela est possible.

Et aussi…

Le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) reprend.

Depuis le 11 mai, jour du déconfinement national, les centres gratuits d’information, de diagnostic et de dépistage (CeGIDDS) de la région Paca accueillent de nouveau le public dans de bonnes conditions de sécurité.

Ils assurent les missions de dépistage gratuit du VIH, des hépatites virales et des IST et orientent les personnes vers le service de soins approprié en cas de test positif au VIH ou aux hépatites.

A noter : il est indispensable de joindre le Cegidd avant tout déplacement pour connaître leurs conditions d’accueil et de prise en charge.

Pour consulter les jours d’ouverture et les horaires de chaque Cegidd de la région Paca, consultez https://www.sida-info-service.org/, rubrique « Vous orienter ».