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Moustique tigre : tous responsables, ensemble, mobilisons-nous !

Communiqué de presse
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Le dispositif de lutte contre Aedes albopictus (dit « moustique tigre ») et de surveillance des maladies virales transmises par ce type de moustiques en métropole est activé chaque année du 1er mai au 30 novembre.
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80 % des gîtes larvaires du moustique tigre se trouvent dans votre espace privé

Le moustique tigre est un moustique originaire d'Asie. Il est implanté depuis 2004 dans notre région et est vecteur de maladies, appelées arboviroses, comme la dengue, le chikungunya et l’infection à virus zika.

L’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et ses partenaires (les conseils départementaux, l’Entente interdépartementale de démoustication Méditerranée, Santé publique France) surveillent la prolifération du moustique tigre, mobilisent les professionnels et les établissements de santé et informent la population, afin de prévenir et de maîtriser le risque d’apparition d’une chaine de transmission locale de ces maladies en métropole.

Le risque d’émergence de ces maladies est réel dans la région comme en témoignent les différents épisodes de cas autochtones enregistrés depuis 2010 : six épisodes de dengue ( 12 cas) et deux épisodes de chikungunya (19 cas). On parle de cas autochtone quand une personne a contracté la maladie sur le territoire national métropolitain et n’a pas voyagé en zone contaminée dans les 15 jours précédents le début de ses symptômes.

Les modes de transmission de ces maladies. La dengue, le chikungunya et le zika se transmettent d’une personne à une autre par l’intermédiaire du moustique tigre. Lors d’une piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée. Après une période d’incubation, le moustique est capable de transmettre le virus, à l’occasion d’une autre piqûre, à une personne saine. Il n’y a pas de transmission directe du virus d’une personne à une autre.

Ensemble, mobilisons-nous contre le moustique !

C’est en agissant au quotidien, chez soi, que nous pouvons éviter que le moustique tigre se reproduise et prolifère dans nos maisons, sur nos balcons, dans nos jardins, etc. Pour éviter qu’il prolifère, il faut détruire ses œufs et supprimer les eaux dans lesquelles la femelle pond. Elle aime tout particulièrement les petits récipients où l’eau stagne.

Parfois quelques centilitres peuvent suffire pour qu’une femelle y dépose ses œufs.

  • Eliminer les petites réserves d'eau dans lesquelles l’eau peut stagner : les coupelles des plantes, les jouets des enfants... Dans les coupelles, remplacer l’eau par du sable humide.
  • Bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d'eau (fût, bidon, bâche de piscine).
  • Attention aux gîtes naturels : creux d'arbres, bambous cassés dont chaque tige brisée et creuse devient alors un réceptacle. Ramasser les déchets verts, eux aussi peuvent devenir des récipients d’eau et abriter les œufs du moustique.
  • Etre vigilant et ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs).
  • Changer l’eau des plantes et des fleurs : une fois par semaine ou plus si possible.

La situation en région Paca

Depuis le début de la surveillance renforcée, 18 cas confirmés de dengue et 1 cas probable de chikungunya ont été signalés. Il s’agit uniquement de cas importés. Aucun cas de Zika n’a été détecté.