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Pacte de refondation des urgences : les premières actions en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Communiqué de presse
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communiqué de presse ARS Paca
Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, vient d’annoncer, cet après-midi, les 12 mesures de son pacte de refondation des urgences. Ce pacte vise à mettre en place des transformations très concrètes sur le territoire pour passer à l’action et traiter en profondeur la question des urgences.
Corps de texte

« Avec ce pacte de refondation des urgences nous complétons et accélérons la mise en oeuvre de Ma santé 2022 pour inventer des organisations modernes, pour soutenir les professionnels de santé et ainsi, améliorer les soins pour tous dans notre pays. »
Agnès Buzyn, le 9 septembre 2019.

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, 10 premières actions seront déployées dès maintenant pour donner du souffle à cette stratégie dans notre territoire, depuis l’amélioration des conditions de travail du personnel soignant, jusqu’à l’amélioration de l’organisation des soins sur le territoire, avec, en ligne de mire, une meilleure prise en charge de chaque habitant de la région Paca.

Améliorer les conditions de travail du personnel

« Le nombre de passages annuels a doublé en 20 ans, atteignant plus de 21 millions en 2017. Bien que les moyens aient suivi cette augmentation, celle-ci provoque des tensions croissantes, soumettant les patients à des situations d’attente excessive ou des conditions d’accueil parfois difficiles. »

  • Accorder près de 2 millions d’euros d’ici la fin de l’année 2019 aux établissements de santé dans le cadre d’un plan d’équipement exceptionnel.
    L’objectif ? Améliorer la qualité et la sécurité des prises en charge des patients et fluidifier leurs parcours grâce à des équipements mieux adaptés aux besoins des professionnels de santé.
  • Financer, dans le cadre d’un plan d’investissement régional, la rénovation des services d’urgence les plus dégradés de la région.
  • Renforcer la sécurité dans les établissements de santé.
  • Former aux premiers recours en santé mentale les professionnels et les proches de personnes souffrant de troubles psychiques.

Mieux orienter les patients

« Nous pouvons et nous devons passer à l’action pour apporter aux Français une alternative concrète et attractive au « tout-urgences », avec une boussole simple et efficace pour accéder facilement à l’offre de soins adéquate. »

  • Développer les maisons médicales de garde, notamment auprès de chaque service d’urgence de grande taille. Deux maisons médicales de garde s’apprêtent à ouvrir leurs portes, à l’hôpital de la Timone à Marseille, ainsi qu’à Carpentras. Ces structures, encore trop peu connues du public, soulagent les services d’urgences en accueillant les patients en dehors des horaires d’ouverture des cabinets de ville.
  • Expérimenter, dans certains territoires, la mise en place du tiers payant pour les soins réalisés par des médecins généralistes de ville dans le cadre de la permanence des soins.
  • Créer un répertoire des lieux de soins non programmés et mieux les communiquer à la population grâce, entre autres, au nouveau site santé.fr.
  • Ouvrir une école de formation des assistants à la régulation médicale. Ces assistants sont les premiers maillons de la chaîne de secours : ils sont les premiers interlocuteurs de toute personne qui compose le 15 ou le 112. En complément, l’ARS Paca accompagne depuis plus d’un an le renforcement de la régulation médicale.

Proposer des services plus adaptés aux besoins des patients

« Il nous faut maintenant accélérer pour rendre les changements effectifs, en joignant les efforts de tous, libéraux et hospitaliers, comme nous l’avons initié dans le cadre de Ma Santé 2022. »

  • Mieux organiser les soins dentaires non programmés, en dehors des horaires d’ouverture classiques.
  • Faciliter l’accès direct des personnes âgées sans passer par les urgences.

Et aussi...

L’ARS Paca va également déployer les médecins correspondants de Samu dans les territoires isolés de toute la région Paca.

Cette initiative régionale permettra de renforcer la présence de ces médecins dans notre région. Véritables spécialistes de l’urgence, ils interviennent en premier recours dans les secteurs isolés, situés à plus de trente minutes d’un hôpital ou d’un service mobile d’urgence et de réanimation.