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La stratégie « Activité physique pour la santé » 2018-2022 en région Paca

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Sport et santé
L’activité physique et la sédentarité sont des déterminants de santé majeurs. La pratique d’une activité physique, même modérée, joue un rôle important dans la prévention et la prise en charge des principales maladies chroniques ainsi que dans l’amélioration de la santé mentale.
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Pratiquer une activité physique est bénéfique quel que soit l’âge, le sexe et l’état de santé. L’inactivité physique est considérée aujourd’hui comme la première cause de mortalité évitable, devant le tabagisme.

Les maladies chroniques sont à l’origine des premières causes des décès en Paca (cancer, maladies respiratoires, maladies cardio-vasculaires) et parmi les 2 premières causes de mortalité prématurée évitable (cancer, maladies cardio-vasculaire).

💡 Le saviez vous ?

En 2015, 1,2 million de personnes ont été prises en charge en Paca pour des maladies chroniques (cancers, diabète, maladies cardiovasculaires, maladies neurodégénératives, asthme et bronchopneumopathie chronique obstructive…) et 1,8 millions pourraient l’être en 2028.

L’enjeu pour les années à venir est de limiter l’apparition de ces maladies et d’améliorer leur prise en charge en coordonnant les secteurs sanitaires, médico-sociales, sociales.

Le parcours « maladies chroniques » du Projet régional de santé, est un véritable levier face à ce défi. Le recours systématique à l’activité physique en guise de prévention et en tant que thérapeutique non médicamenteuse, vise à diminuer cette prévalence des maladies chroniques et à agir sur la mortalité prématurée évitable.

Grâce à un appel à projet annuel l’ARS Paca et ses partenaires financent des projets qui visent à développer l’offre sport santé de la région : les patients souffrant de maladies chroniques, obésité et affections psychiatriques peuvent ainsi bénéficier de programmes d’activités physiques adaptées, à la fois comme thérapeutique non médicamenteuse en complément de l’arsenal thérapeutique habituel, mais aussi en prévention des complications

💶 Des programmes financés par l'ARS Paca

Le budget mobilisé pour le développement de l’activité physique en Paca en progression: de 33 500€ en 2013 à 875 700 euros en 2018.

41 programmes d’activité physique ont été financés par l’ARS Paca en 2018.

En 2019, le budget mobilisé sera d’un peu plus de 1 million d’euro et 54 programmes d’activité physique seront financés.

🏃‍♀️ Vous êtes un professionnel de santé ?

En 2018, l’ARS Paca a missionné Azur Sport Santé pour lancer un site internet qui recense les structures proposant des offres de pratique d’activités physiques et sportives adaptées. Vous pouvez ainsi orienter vos patients vers la structure la plus adaptée proche de chez lui.

www.paca.sport.sante.fr

En Juin 2019, 502 offres étaient proposées sur le site par 270 structures de la région Paca.

Une législation en faveur de l’activité physique

Un certain nombre de plans nationaux ont, ces dernières années, mis en avant la pratique des activités physiques comme facteur de santé ou d’amélioration de la qualité de vie et de l’autonomie.

Le plan sport santé bien-être a été initié en 2012 avec pour objectif :

  • d’accroître le recours aux activités physiques et sportives comme thérapie non médicamenteuse ;
  • et de développer la recommandation des activités physiques par les professionnels de santé dans une démarche préventive.

Depuis 2016, la règlementation prévoit que ,dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une affection de longue durée, le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient.

Aujourd’hui, la Stratégie nationale sport-santé 2019-2024 porte l’ambition de changer de paradigme pour faire reconnaitre pleinement l’activité physique et sportive comme facteur de santé physique et mentale, et de proposer des solutions qui permettent de déployer cette activité dans des conditions sécurisées, reposant sur des pratiques adaptées, accessibles, voire labellisées avec un encadrement compétent.

Un objectif : prévenir les maladies chroniques, et infléchir leur prévalence par le renforcement du recours à l’activité physique adaptée à la santé de chacun

Pour ce faire, la stratégie sport santé bien-être s’articule autour de deux objectifs principaux :

  • OBJECTIF 1 : encourager l’activité physique sur une base régulière dans la vie quotidienne pour l’ensemble de la population, comme déterminant de la santé et en prévention primaire vis-à-vis des maladies chroniques ;
  • OBJECTIF 2 : systématiser l’activité physique adaptée pour les maladies chroniques, obésité et affections psychiatriques pour compléter l’arsenal thérapeutique et prévenir des complications,).

Dans cette stratégie, une attention particulière est portée aux personnes en situation de vulnérabilité sociale qui ont souvent moins accès aux structures sportives.

Financement du pôle ressource, Azur Sport Santé

Azur Sport Santé assure la formation, la mobilisation des professionnels et la diffusion des connaissances autour de l’activité physiques adaptée, l’accompagnement de projets, l’élaboration de programmes, la veille documentaire, le recensement des structures, la mise à jour et l’actualisation de la cartographie de recensement des structures.

🧘‍♀️ L’exemple d’« IPC ‘SPORT »

Programme régional porté par l’Institut Paoli Calmette, c’est une offre de prise en charge sportive (innovante, variée, adaptée et sécuritaire) à destination de patients en cours de traitement anticancéreux dans un centre régional de lutte contre le cancer.

Le projet IPC'SPORT concerne tous les patients pris en charge à l'IPC, soit près de 10 000 nouveaux patients accueillis et traités , qui pourraient être, a minima, sensibilisés à la nécessité de pratiquer une activité physique pendant leur traitement.

Ces patients pris en charge sont âgés de minimum 18 ans, sans limite d'âge;

Ils proviennent des 6 départements de notre région.

Le seul critère d'inclusion est l’absence de contre-indication à la pratique d'une activité physique.

Ces patients peuvent être accompagnés durant toute la durée de leur traitement et sont pris en charge par des professionnels en activités physiques spécialement formés.

L'ensemble des activités portées par l'IPC (séances sportives, accès aux programmes à distance, entretien individuel...) est gratuit pour les patients. Ils peuvent ensuite poursuivre leurs activités auprès d’associations partenaires au projet.

🕵️‍♀️ L’exemple de « Canal Santé sport Activité physique adaptée en prison » 

Au Centre pénitentiaire Toulon La Farlède, l’offre vise à favoriser l’accès à une activité physique des personnes détenues atteintes de maladies chroniques, et/ou personnes en situation de handicap psychiques, et promouvoir des habitudes de vie favorables à la santé.

Le réseau régional sport-santé : une synergie partenariale au service de la promotion et du développement de l’activité physique pour la santé

Le réseau « sport santé bien-être » regroupe l’ensemble des partenaires, acteurs et financeurs potentiels : mouvement sportif, Facultés de Médecine, Facultés STAPS, fédérations d’établissements sanitaires et de maisons et pôles de santé, établissements médico-sociaux pour personnes âgées ou handicapées, organismes représentatifs des professionnels de santé, assureurs santé complémentaires, collectivités locales, acteurs de l’économie sociale et solidaire, associations de malades, entreprises. Il a vocation à faire circuler l’information entre les partenaires, à proposer des pistes de travail, des orientations pratiques. Il permet de s’accorder sur les actions à mener conjointement

La stratégie s’attache à poursuive le partenariat DRJSCS/ARS, à renforcer les synergies partenariales avec les directions départementales de la cohésion sociale,  Les comités départementaux olympiques et sportifs, les collectivités territoriales, les Offices Municipaux des Sports (OMS) et leurs Comités Départementaux.

Il s’agit :

  • d’assurer la coordination et la synergie des acteurs concernés et en lien avec la conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie au niveau départemental ;
  • d’être le réceptacle et la diffusion d’échanges de bonnes pratiques ;
  • d’assurer la cohérence avec les plans, programmes, et schémas en cours ou à venir, ainsi que le programme coordonné de la prévention de la perte d’autonomie établi par la conférence des financeurs ;
  • de coordonner les besoins des prescripteurs et des offreurs d’activités physiques et sportives adaptées ;