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Le virage ambulatoire

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Virage ambulatoire
Crédit photo : Freepik
Ces dernières années, des alternatives à l’hospitalisation classique ou à l’hébergement traditionnel se développent au bénéfice des patients et de leurs proches. Le rôle de l’ARS est central pour développer ces alternatives et les intégrer pleinement aux parcours de soins.
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Développer la chirurgie ambulatoire : une priorité nationale

Le développement de la chirurgie ambulatoire est un axe fort de la stratégie nationale de santé et de la loi de modernisation de notre système de santé.

Raccourcir les délais de prise en charge à l’hôpital à 12 heures, en garantissant la sécurité des soins et le suivi médical

La chirurgie ambulatoire est un mode de prise en charge pour une intervention chirurgicale qui permet de raccourcir la durée d’hospitalisation à moins de 12 heures, sans hébergement de nuit. Par exemple, le patient entre le matin pour être opéré le jour-même et ressortir le soir. La durée de séjour à l'hôpital est réduite à quelques heures.

Plus de confort et de sécurité pour les patients

La chirurgie ambulatoire apporte un meilleur confort  au patient qui est moins exposé aux infections associées aux soins (infections nosocomiales, phlébites…) et qui peut rejoindre son domicile plus rapidement, ce qui évite les pertes de repère chez les personnes âgées.

Elle recentre l’hôpital sur ses activités de soins et son expertise technique, non plus sur l’hébergement des patients à la suite d’une intervention.

Un gain d’efficacité pour les équipes hospitalières

La chirurgie ambulatoire permet d’optimiser le temps d’utilisation des infrastructures et des blocs opératoires et permet aux équipes de gagner du temps pour développer des pratiques innovantes.

Pour notre système de santé : une réduction des coûts

La chirurgie ambulatoire mobilise moins de ressources, c’est donc un potentiel d'économies important.

Articuler la médecine de ville et chirurgie ambulatoire : un enjeu

La chirurgie ambulatoire implique de repenser l’organisation de la chirurgie en hospitalisation complète ou en ambulatoire (l’accueil, les consultations de pré-intervention, les capacités en lits et en places, les urgences) et d’articuler les prises en charge avec la médecine de ville. Cette articulation s’inscrit dans le virage ambulatoire et le développement des parcours de soins.

Poursuivre et promouvoir le recours aux  hôpitaux de jour également en soins de suite et réadaptation

Le développement de l’hospitalisation à temps partiel est aussi une modalité de prise en charge compte tenu de l’évolution des pratiques médicales et thérapeutiques.

Il s’agit de favoriser un parcours progressif fluide des patients, de l’hospitalisation complète de suite de suite et rééducation vers l’hospitalisation de jour (HDJ) puis le retour à̀ domicile, avec appui des professionnels de santé de ville.

L’hospitalisation à domicile

L’hospitalisation à domicile est une forme d’hospitalisation à temps complet au cours de laquelle les soins sont effectués au domicile de la personne. Son développement participe au virage ambulatoire et permet de mieux organiser le lien entre la ville et l’hôpital, pour garantir le relais des prises en charge de qualité sur le lieu de vie du patient.

Soigner à domicile quand la situation le permet

L’hospitalisation à domicile est une des réponses à l’aspiration grandissante de la population d’être soignée dans un environnement familier quand la situation le permet. Elle permet de maintenir, sous certaines conditions, le confort de vie des patients et de leurs proches.

L’hospitalisation à domicile (HAD) permet à un malade atteint de pathologies lourdes et évolutives de bénéficier chez lui de soins médicaux et paramédicaux complexes et coordonnés que seuls des établissements de santé peuvent lui prodiguer.

Des bénéfices indéniables pour les patients

Pour les patients, l’hospitalisation à domicile permet :

  • de répondre à la demande croissante de la population d’être soignée au domicile ;
  • d’éviter les déplacements : surtout pour les personnes âgées, les enfants ;
  • de maintenir les actes de leur vie quotidienne ;
  • de réduire les durées moyennes des séjours en établissement voire de les éviter ;
  • de favoriser un parcours de soins individualisé ;