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Des actions concrètes pour prévenir le suicide

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Homme accablé la tête dans les mains
Crédit : Fotolia
La France possède un taux de suicide parmi les plus élevés d’Europe. Face à ce constat, le Ministère des Solidarités et de la santé a réaffirmé sa volonté d’agir. En région Paca, l’ARS déploie un nouveau programme d’actions d’information et de formation afin de mieux repérer les crises suicidaires et intervenir à temps.
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Les tentatives de suicide entrainent 200 000 passages aux urgences par an. 75% des récidives ont lieu dans les 6 mois suivant une première tentative.

Les facteurs de risque du suicide sont connus ce qui en fait un phénomène en partie évitable. Il existe ainsi des mesures permettant de diminuer ces risques et de permettre une cassure significative du taux de suicide.

Dans ce cadre une stratégie de prévention du suicide a été définie au niveau national. L’ARS Paca, décline cette stratégie en région.

Quatre axes d’intervention pour prévenir le suicide

 Le dispositif « Vigilan’S »

« Vigilan’S » est un service de veille et de re-contact des personnes ayant fait une tentative de suicide. L’objectif est d’éviter les récidives.

C’est un dispositif national expérimenté depuis 2015 par l’ARS Hauts-de-France. Le maintien d’un contact avec des personnes à risque de récidive est reconnu comme efficace par la littérature internationale. Le re-contact est d’autant plus efficace qu’il est actif, régulier, inscrit dans la durée et personnalisé.

L’équipe de « Vigilan’Seur » est composée de médecins et d’infirmiers qui ont pour mission de contacter par téléphone périodiquement les personnes ayant fait une tentative de suicide afin de s’enquérir de leur état.

L’équipe est également disponible pour répondre aux questions de soignants alertés par les conduites de leurs patients.

L’AP-HM, établissement coordonnateur du dispositif Vigilan’S

Une équipe spécialisée de l’AP-HM composée de psychiatres, de psychologues, d’infirmiers et de personnels administratifs déploie ce projet dans les Bouches-du-Rhône. L’objectif est qu’il soit généralisé dans toute la région Paca.

La prévention de la contagion suicidaire

Améliorer le traitement médiatique

L’objectif est d’améliorer le traitement médiatique en menant des actions de sensibilisation et de formation dans les écoles de journalisme afin de prévenir les phénomènes d’imitation propres au suicide.

Un travail sur les modalités de diffusion et de traitement de l’information peut permettre de limiter cet effet dit « Werther » de contagion.

Une cartographie des lieux à risque pour mieux prévenir

Les « hot-spot » suicidaires sont des lieux généralement publics utilisés pour se suicider compte tenu de leur facilité d’accès, de leur dangerosité (voie ferrée, ponts, falaises…) et de leur visibilité.

La mission de l’ARS Paca, en lien étroit avec la Préfecture, est d’identifier ces lieux pour y développer des actions de prévention collectives et individuelles.

Ceci demandera un travail de cohésion avec de nombreux acteurs du territoire : police, gendarmerie, services de transports…

Des plans d’intervention après un suicide

Le rôle de l’ARS est de conseiller et d’accompagner les structures dans la mise en place de plans de postvention permettant de limiter les répercussions d’un tel évènement et éviter la contagion au sein d’une structure en tenant compte du milieu concerné (administration, hôpitaux, écoles, prisons…).

Favoriser la communication auprès du grand public

Au niveau national, des travaux sont en cours pour la création d’un numéro de prévention du suicide  à destination du grand public.

En région Paca, un annuaire des ressources locales : associations, centres medico-psychologiques, maison des adolescents,…sera également mis à disposition.

Un nouveau dispositif de formation

En lien avec le Cres et les Codes de la région, l’ARS Paca déploiera dès septembre 2020 un dispositif de formation au repérage, à l’évaluation et à l’intervention en crise suicidaire.

La mise en œuvre d’un nouveau dispositif de formation permettra de mieux repérer, évaluer et intervenir lors de la crise suicidaire.

Le nouveau système, inspiré du modèle québécois, prévoit trois modules de formation distincts adaptés à trois types de publics :

  1. Le premier s’adresse aux citoyens ayant un souci spontané de l’autre et appelés à devenir des « sentinelles » pouvant repérer les signes et comportements évocateurs d’une crise suicidaire.
  2. Les deuxièmes sont les professionnels de santé en mesure d’évaluer le niveau de crise comme par exemple une infirmière scolaire.
  3. Enfin, les professionnels travaillant habituellement dans l’accueil des personnes en crise seront formés à l’intervention. Avec ce programme, chaque intervenant aura sa place dans le processus de prévention.

Ce nouveau modèle de formation suppose une mise en réseau des structures, professionnels et associations qui interviennent dans le champ de la prévention du suicide.