🔎 Diagnostic
Tendances d’apparition des symptômes selon les maladies
Les symptômes du chikungunya, de la dengue et du Zika sont souvent similaires, il est donc recommandé de rechercher les trois virus en cas de suspicion.
Les analyses biologiques à prescrire varient selon la date de début des symptômes :
| Date de début des signes | Analyse à prescrire |
| 0 à 4 jours | RT-PCR |
| 5 à 7 jours | RT-PCR + Sérologie |
| 8 jours et plus | Sérologie |
La RT-PCR est une technique spécifique et sensible qui permet de caractériser les souches virales. La sérologie est une technique moins performante pour laquelle des réactions croisées existent.
⏳ Les analyses biologiques doivent être réalisées par le patient immédiatement après la consultation
Il est important de recommander aux patients concernés par le chikungunya, la dengue ou le Zika de se protéger des piqûres de moustique tigre pour éviter qu’ils ne transmettent le virus.
🚨 Signalement
Le chikungunya, la dengue et le Zika sont des maladies à déclaration obligatoire. Leur signalement rapide à la plateforme régionale de veille et d'urgences sanitaires de l'ARS Paca permet de déclencher une enquête autour du cas, de mettre en place des actions de lutte anti-vectorielle (démoustication) et de prévenir la propagation du virus (transmission autochtone).

Pour déclarer un cas de chikungunya, dengue ou Zika à l'ARS Paca, les professionnels de santé sont invités à :
1️⃣ Compléter les documents
le formulaire Cerfa de déclaration obligatoire : chikungunya, dengue ou Zika
et la fiche de données personnelles du patient
2️⃣ Transmettre les documents
par dépôt sécurisé via Bluefiles au destinataire ARS-PACA-ALERTE
ou par messagerie sécurisée de santé Médimail à l'adresse ars-paca-alerte@arspaca.mssante.fr
⏳ La déclaration d'un cas doit être réalisée immédiatement après confirmation du diagnostic par les résultats des analyses biologiques
Lors qu'un cas est déclaré à l'ARS Paca, l'EID Méditerranée intervient en urgence sur les lieux fréquentés par la personne malade pour une enquête entomologique et si besoin une opération de démoustication.
🏥 Actions des établissements de santé
Les établissements de santé doivent participer activement au dispositif de lutte contre les maladies vectorielles. Ils contribuent au signalement des cas suspects et mettent en place au sein de leur structure un programme de réduction des risques liés au moustique tigre (Aedes albopictus). Les établissements de santé dotés d’un service d’urgence sont particulièrement visés.
Actions attendues des établissements
Les établissements doivent mettre en place, avec l’appui de leur comité de lutte contre les infections nosocomiales et de leur service en charge de l’entretien des bâtiments et des espaces verts :
un programme de réduction des risques liés au moustique tigre impliquant la mise en œuvre d’un programme de surveillance et de lutte anti-vectorielle (repérage et élimination mécanique des gîtes larvaires) ;
un plan de protection des usagers et des personnels contre les piqûres de moustiques (utilisation de répulsifs cutanés à distribuer à tout patient suspect de chikungunya, de dengue ou de Zika, de diffuseurs d’insecticides à placer dans les chambres des malades concernés, mise en place de moustiquaires) ;
un plan d’information et de formation des personnels de l’établissement avec, au besoin, l’appui de l’ARS ;
un renforcement des mesures de précautions standards lors des soins afin d'éviter tout accident d'exposition au sang ou transmission nosocomiale.






