Cette expérimentation vise à intégrer durablement la prévention primaire du tabac, de l’alcool et du cannabis dans les pratiques de soins, en développant le repérage précoce des consommations, la réalisation d’interventions très brèves et brèves, l’orientation des patients vers les ressources adaptées ainsi que la traçabilité des actions de prévention dans le dossier patient.
Le développement de la prévention primaire dans les établissements de santé constitue une priorité des politiques publiques de santé. Cette orientation a été rappelée à plusieurs reprises par la ministre chargée de la Santé et réaffirmée dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les narcotrafics. Elle fait également écho au rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en 2024 qui recommande l'adaptation en France de la démarche britannique Making Every Contact Count (MECC), qui consiste à faire de chaque contact entre un professionnel et un patient une opportunité de prévention et de promotion de la santé.
Inspirée de cette démarche, la stratégie nationale « Réflexe Prévention » vise à intégrer durablement la prévention primaire dans les pratiques quotidiennes des professionnels des établissements de santé. Conformément à son cadre de financement par le Fonds de lutte contre les addictions (FLCA) et en cohérence avec les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS)[1], la phase pilote engagée par le ministère chargé de la santé en 2026 est recentrée sur la prévention du tabac, de l’alcool et du cannabis. Au niveau national, il est prévu que deux cent cinquante établissements s’engagent dans cette phase pilote. En région Provence-Alpes-Côte d'Azur, où les usages quotidiens de ces substances sont plus élevés que les moyennes nationales[2], l'objectif est de mobiliser vingt et un établissements de santé dans le cadre du présent appel à manifestation d'intérêt. L’instruction et la sélection des candidatures sera effectuée par l’Agence Régionale de Santé.
Cette expérimentation constitue une première étape structurante dans la perspective d’une éventuelle généralisation nationale. Elle doit permettre d'identifier les conditions de réussite de la démarche, les prérequis organisationnels, les modalités d'accompagnement, de financement et de suivi les plus adaptées, ainsi que les leviers favorisant l'intégration durable de la prévention primaire dans les pratiques de soins. Cette phase pilote contribuera ainsi à définir les modalités d'un déploiement national maîtrisé, équitable et efficace de la démarche
Les candidatures seront instruites par l'Agence régionale de santé entre le 16 et le 30 septembre 2026. La liste des établissements retenus sera ensuite transmise à la Direction générale de la santé et à la Direction générale de l’offre de soins, afin de déterminer le montant des crédits alloués à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur par arrêté ministériel.
Les établissements sélectionnés seront pré-notifiés par courrier électronique à la suite de la signature de cet arrêté puis seront présentés en comité FIR dès réception par l’ARS des crédits délégués par le niveau national.






