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La pratique avancée : un nouveau métier d’infirmier(e) aux compétences élargies

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Pratique avancée infirmière
La pratique avancée permet à des professionnels paramédicaux (par exemple, des infirmiers) d’exercer des missions et des compétences plus poussés, jusque-là dévolues aux seuls médecins. C'est un nouveau métier, à la frontière entre médecin et infirmier(e).
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Une innovation majeure pour notre système de santé

Les infirmiers en pratique avancée disposeront de compétences élargies, à l’interface de l’exercice infirmier et de l’exercice médical. Ils pourront suivre (avec leur accord) des patients confiés par un médecin de l’équipe de soins au sein de laquelle ils exerceront, sur la base d’un protocole d’organisation établi pour préciser les modalités de leur travail en commun. 

Dès lors, les infirmiers en pratique avancée auront la responsabilité du suivi régulier des patients pour leurs pathologies et pourront prescrire des examens complémentaires, demander des actes de suivi et de prévention ou encore renouveler ou adapter, si nécessaire, certaines prescriptions médicales.

Cette nouvelle pratique et ces nouvelles compétences bénéficieront d’une reconnaissance en termes de statut et de rémunération, aussi bien dans le cadre de la fonction publique hospitalière qu’au sein des équipes de soins primaires.

Démarrage de la formation dès septembre 2018

Un nouveau diplôme d’Etat reconnu au grade de master sera délivré à l’issue d’une formation universitaire de deux ans. Les premiers étudiants seront accueillis dès septembre prochain dans une dizaine d’universités accréditées.

Des dispositifs de validation de l’expérience et des connaissances déjà acquises par les infirmiers seront également mis en place par ces universités.

La pratique avancée permet en partie de répondre au vieillissement de la population et à la croissance des maladies chroniques

Les bénéfices attendus sont multiples :

  • Pour les infirmiers : de nouvelles perspectives de carrière, avec l’opportunité d’un mode d'exercice plus autonome et d’une meilleure reconnaissance, y compris financière
  • Pour les médecins : du temps médical retrouvé et de nouvelles possibilités de coopération
  • Pour les patients : une amélioration de l'accès aux soins, une prise en charge diversifiée et une meilleure articulation des parcours entre ville et hôpital
  • Pour le système de santé : un renforcement des structures d’exercice coordonné en soins primaires et un surcroît de temps médical disponible.