🦟 Le moustique tigre
- Nom scientifique : Aedes albopictus
- Apparence : petit (environ 5 mm) et très reconnaissable grâce à son corps noir et ses rayures blanches sur l'abdomen et les pattes
- Comportement : ne fait pas de bruit en volant
- Période d’activité : surtout le jour, tôt le matin et en fin d’après-midi (de mai à fin novembre)
- Déplacements : limités à quelques centaines de mètres au cours de sa vie
- Reproduction : la femelle pond dans de petis volumes d'eaux stagnantes (coupelles de pots de fleurs, arrosoirs, gouttières, pneus usagés, etc.)
- Cycle de vie : la femelle pond des oeufs dont les larves et nymphes se développent dans l’eau ; seuls les adultes volent
- Piqûres : seule la femelle pique, pour se nourrir de sang nécessaire au développement de ses œufs
- Prévention : empêcher son développement en éliminant les eaux stagnantes et se protéger des piqûres en utilisant des répulsifs/moustiquaires
Le moustique tigre a été observé pour la 1ère fois en France métropolitaine en 2004 dans les Alpes-Maritimes (06). Depuis, il colonise chaque année de nouveaux départements. En 2025, il était présent dans 81 départements (sur les 96 au total). Tous les départements (04, 05, 06, 13, 83 et 84) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) sont colonisés mais pas toutes les communes. Le portail de signalement de l'ANSES permet de signaler la présence du moustique tigre et savoir si une commune est colonisée : https://signalement-moustique.anses.fr/signalement_albopictus/colonisees

Les femelles pondent leurs œufs dans des petits volumes d’eau stagnante appelés « gîtes larvaires ». Ces gîtes sont pour la plupart créés par l’homme (80%). Les principaux lieux de ponte sont : coupelles de pots de plantes, récupérateurs d’eau de pluie, piscines ou gouttières non entretenues, mobiliers de jardin, bâches, jouets ou arrosoirs mal vidés, etc.
Photos de gîtes larvaires :
Une femelle pond environ 150 œufs tous les 12 jours. Les larves qui éclosent deviennent adultes en environ une semaine, ce qui permet au moustique de se reproduire rapidement si l’eau stagnante n’est pas éliminée.
Le cycle de vie du moustique
Source : EID méditerranée
💡 Éliminer les eaux stagnantes régulièrement permet de réduire significativement la densité de moustiques et de limiter les risques de piqûres (et inversement !)
Une maladie vectorielle est transmise par un vecteur, souvent un arthropode se nourrissant de sang, tel le moustique. En piquant une personne ou un animal infecté, il ingère les parasites, virus ou bactéries contenus dans le sang. Après un délai d’incubation de quelques jours, l’insecte contaminé peut transmettre l’agent pathogène à une personne saine à l’occasion d’une autre piqûre.
Le moustique tigre peut véhiculer des virus et transmettre certaines maladies vectorielles : chikungunya, dengue et Zika. Cependant, tous les moustiques tigre ne sont pas forcément porteurs : ils peuvent devenir vecteurs seulement si les virus circulent.
Les maladies qu'il peut transmettre sont surveillées par les autorités sanitaires
🔎 Chaque année, de mai à novembre :
- l'ARS et son opérateur de démoustication, l'EID Méditerranée, assurent une surveillance entomologique du moustique tigre en Paca. Elle permet de savoir où le moustique tigre prolifère, de suivre son évolution et d’intervenir rapidement autour des personnes malades afin de limiter les risques de transmission de maladies vectorielles.
- Santé publique France coordonne la surveillance épidémiologique des maladies transmises par le moustique tigre (chikungunya, dengue et Zika). Elle permet de détecter rapidement ces maladies, de suivre leur circulation et d’adapter les actions de prévention pour protéger la population.
💦 Comment éviter sa prolifération ?
Parce que le moustique vit près de nos habitations, pour éviter qu’il ne se reproduise et ne prolifère, il faut supprimer les eaux stagnantes dans lesquelles la femelle pond.
Sachant qu’une femelle pond environ 150 œufs tous les 12 jours et qu’il faut compter environ une semaine pour que les larves prennent une forme adulte, éliminer les eaux stagnantes 1 fois par semaine réduit considérablement la prolifération à votre domicile.
- Ranger à l’abri de la pluie ou couvrir tout ce qui peut contenir de l’eau : seaux, arrosoirs, jouets, creux d'arbres, plantes, etc.
- Ramasser les déchets verts et nettoyer les gouttières
- Mettez des poissons (poissons rouges, gambusie, etc.) dans vos bassins d’agrément qui mangeront les larves de moustique tigre
🚫 Comment se protéger ?
Se protéger des piqûres là où les virus circulent : lors d'un voyage dans une zone endémique ou dans une commune de la région identifiée par l'ARS (voir le point de situation).

- Appliquer un répulsif cutané spécial moustique tigre, sur les zones de peau découvertes ;
- Utiliser les ventilateurs qui gênent les moustiques ;
- Installer des grillages-moustiquaires sur les ouvertures (portes et fenêtres). Il existe également des moustiquaires à berceau pour les nouveau-nés.
Attention : les bracelets anti-insectes, huiles essentielles, appareils sonores à ultrasons, rubans, papiers et autocollants gluants, etc. dont l’efficacité n’a pas été démontrée contre les maladies ne sont pas recommandés.
Si vous présentez les symptômes suivants :

Consultez votre médecin traitant et informez-le de votre récent voyage. Dans l’attente et si le diagnostic confirme que vous avez le chikungunya, la dengue ou le Zika, limitez vos déplacements en journée et protégez-vous des piqûres.






