Dans ce contexte, une information adaptée et responsable constitue un facteur de protection essentiel : le repérage précoce, la prévention et la prise en charge de la crise suicidaire peuvent limiter le passage à l’acte ou sa réitération.
Dans le cadre de la Journée mondiale de la prévention du suicide 2026, l’ARS Paca rappelle son engagement en faveur d’une politique de prévention renforcée, reposant sur une mobilisation coordonnée des acteurs du territoire, en particulier du tissu associatif.
Un centre régional pour structurer la prévention
Depuis 2023, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dispose d’un Centre régional de prévention du suicide (CRPS Paca), porté par l’AP-HM. Il coordonne trois dispositifs majeurs :
Le 31 14, numéro national de prévention du suicide, accessible 24h/24 et 7j/7. Il s’adresse aux personnes en détresse, à leurs proches, aux personnes touchées par un suicide et aux professionnels en recherche de conseils.
En 2025, 20 093 appels ont été enregistrés en Paca, soit une hausse de 73 % par rapport à 2024 traduisant une meilleure connaissance et appropriation du dispositif.
VigilanS, dispositif de maintien du contact avec les personnes ayant réalisé une tentative de suicide.
En 2025, 1 702 personnes ont bénéficié de cet accompagnement dans notre région.
L’ASMA (Association pour la prévention du suicide et du mal-être adolescent) assure une mission de contact et de veille auprès des jeunes de moins de 18 ans après une tentative de suicide, afin de prévenir le risque de réitération, et accompagne les professionnels de santé dans le suivi des adolescents.
En 2025, 765 adolescents ont été accompagnés.
Depuis le 1er janvier 2026, ASMA étend son action au département des Alpes-Maritimes.
🎦 Découvrez notre reportage vidéo sur Asma
Former pour mieux prévenir
Le repérage des signes de détresse psychologique constitue un enjeu central de la prévention du suicide. L’ARS Paca soutient et déploie plusieurs actions de formation à destination du grand public et des professionnels :
Les formations aux premiers secours en santé mentale (PSSM) qui visent à former des secouristes capables de repérer les troubles psychiques, d’adopter une posture adaptée, d’orienter vers les ressources existantes et d’agir en situation de crise.
Les formations sentinelles, destinées aux citoyens et professionnels non cliniciens pour repérer les situations à risque suicidaire et accompagner les personnes concernées.
Les sessions de sensibilisation pour les professionnels au contact des adolescents, initiées en décembre 2024, comprenant cinq soirées de formation dédiées au repérage et l’orientation des jeunes en difficulté.
Les formations spécialisées pour les professionnels de santé, portant sur l'évaluation du risque suicidaire, l’orientation clinique et la gestion des situations de crise.
En 2023, 49 formations ont été financées par l’ARS Paca.
Pour devenir secouriste : https://www.pssmformation.fr/pourquoi-se-former/
Un engagement global pour la santé mentale des jeunes
La prévention du suicide s’inscrit dans une approche globale de la santé mentale des jeunes, articulée avec plusieurs dispositifs complémentaires :
Les maisons des adolescents, qui proposent un accueil et un accompagnement adaptés aux jeunes en souffrance. La région Paca compte actuellement six maisons des adolescents. (en savoir plus).
Le Fil Santé Jeunes (0 800 235 236), un service national d’écoute anonyme et gratuit destiné aux 12-25 ans soutenu par Santé Publique France.
Nightline France, qui propose une ligne d’écoute tous les soirs de 21h à 2h30, y compris les week-ends et jours fériés pour les étudiants d’Aix-Marseille et de Nice et Toulon (à partir de 2027) en détresse psychologique pour écouter, soutenir et orienter, si nécessaire, vers les professionnels (04 95 05 01 86).
SOS Amitiés et ses antennes locales qui propose un service d’aide gratuit, inconditionnel et sans jugement par l’écoute, par appel, par chat ou messagerie pour accueillir la parole de toute personne qui traverse une période difficile. (en savoir plus).
Les interventions en milieu scolaire, avec des outils pédagogiques tels que le jeu « Bien ou Quoi » développé par l’association ASMA. Ces actions visent à renforcer les compétences psychosociales des adolescents, leur capacité à alerter, à ne pas rester seuls face au mal-être et à identifier les ressources disponibles. Elles permettent également de former les professionnels à l’animation du jeu, d’améliorer le repérage précoce des signes de mal-être et de favoriser une orientation rapide vers un parcours de soins, contribuant ainsi à la réduction du risque suicidaire.
Une expérimentation pour mieux prévenir et prendre en charge la dépression post-partum
En France, le suicide est la première cause de mortalité maternelle (jusqu’à 1 an après la fin de la grossesse) (voir le bulletin régional “Santé périnatale et petite enfance en Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2012-2024 de Santé Publique France).
La période périnatale constitue une période de vulnérabilité psychique, avec notamment une prévalence de la dépression post-partum estimée à 15 à 20 % en France et à 20,5 % en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (données Santé Publique France).
Dans ce contexte, le Dispositif spécifique régional en périnatalité (DSRP) Méditerranée Paca Corse Monaco porte, avec l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux, une expérimentation nationale consacrée à la dépression post-partum, prévue pour trois ans (2025-2027). Ce parcours vise à mieux former les professionnels, renforcer l’information des parents, améliorer le repérage précoce et faciliter l’accès à un accompagnement psychologique et médical adapté.
Par l’ensemble de ces actions, l’ARS Paca et ses partenaires réaffirment leur mobilisation pour prévenir le suicide et accompagner les personnes en souffrance, avec l’objectif de réduire durablement le risque suicidaire sur le territoire régional.






