Recherche du plomb hydrique dans les établissements accueillants des enfants, nourrissons et femmes enceintes

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Récemment, la présence de plomb hydrique au sein de certains établissements scolaires ou crèches, y compris dans des bâtiments neufs, a pu être constatée.

Les personnes responsables de la distribution de l’eau dans les réseaux intérieurs des établissements concernés doivent programmer une campagne d’analyses spécifiques du plomb dans l’eau afin de s’assurer de la conformité sanitaire de l’eau.

La qualité de l’eau distribuée dans les réseaux intérieurs des établissements recevant du public constitue un enjeu important pour la santé des usagers. En effet, toute installation intérieure de distribution d’eau destinée à la consommation humaine (EDCH) peut présenter des risques susceptibles d’altérer cette qualité. Récemment, la présence de plomb hydrique au sein de certains établissements scolaires ou crèches, y compris dans des bâtiments neufs ou rénovés, a pu être constatée avec des valeurs dépassant la limite de qualité fixée à 10 μg/L par la réglementation relative à la qualité de l’eau potable. La présence éventuelle de plomb dans les réseaux intérieurs constitue un enjeu sanitaire important, en particulier pour les nourrissons et les jeunes enfants susceptibles d’être exposés à un risque de saturnisme et présente également des effets nocifs sur le développement fœtal. 

Dans ce contexte les personnes responsables de la distribution de l’eau dans les réseaux intérieurs des établissements concernés doivent programmer une campagne d’analyses spécifiques du plomb dans l’eau afin de s’assurer de la conformité sanitaire de l’eau distribuée. Cette campagne doit être réalisée, prioritairement, dans les établissements scolaires, périscolaires, médico-sociaux, publics ou privés, ou autres structures accueillant des enfants de moins de 6 ans, des nourrissons et des femmes enceintes dont la date de construction et/ou de rénovation du réseau d’eau est inférieure à 5 ans. Le programme de prélèvement recommandé est présenté ci-dessous.

Les situations présentant des non-conformités devront être communiquées à l’Agence régionale de Santé, via le formulaire n° 143838 sur la plateforme démarche numérique (questionnaire en ligne) au lien suivant :

Campagne de recherche du plomb dans l'eau · #143838 · Campagne de recherche du pl... · demarche.numerique.gouv.fr

Dans une structure accueillant un public sensible à l’exposition au plomb (enfants en bas âge et jeunes enfants), le programme d’échantillonnage doit assurer une représentativité complète des zones à risque. À ce titre, il comprendra au minimum les points de prélèvement suivants susceptibles d’être destinés à la consommation humaine : 

  • le lieu principal de restauration de l’établissement (cantine ou biberonnerie),
  • un point dans chaque zone de sanitaires,
  • au moins un point par zone de salles de classe ou zone d’activité, selon une répartition homogène sur l’ensemble des blocs bâtimentaires,
  • ainsi que le point de prélèvement le plus éloigné du compteur.
  • Et toute zone complémentaire identifiée comme potentielle source d’exposition pour les usagers. 

Pour chaque point à risque identifié, deux prélèvements devront être réalisés : en 1er et 2ème jet.

En cas de non-conformité de l’analyse, deux nouveaux prélèvements devront être effectués au même point : un prélèvement en premier jet, suivi d’un second prélèvement après un temps de stagnation contrôlée de 30 minutes. Un prélèvement complémentaire en second jet, réalisé après le compteur, devra également être effectué, pour s’assurer de l’absence de contamination au plomb sur le réseau de distribution public.

Les méthodes de prélèvement des échantillons d’eau pour la mesure des teneurs en plomb sont définies selon les dispositions de la circulaire DGS/SD7A n° 45 du 5 février 2004 et dans le fascicule de documentation AFNOR FD T 90-520 : 

Le « 1er jet » désigne la méthode de prélèvement définie selon les modalités de l'arrêté du 31 décembre 2003 et consiste à prélever un échantillon d'un litre d'eau, soutiré en seule fois, sans réalisation préalable de purges des installations de distribution d'eau (sous-entendu au niveau du logement) et sans prélèvements d'eau avant la prise d'échantillon. Le prélèvement est réalisé au cours de la journée, durant les heures habituelles d'activité, au point où l'eau sort des robinets qui sont normalement utilisés pour la consommation humaine. 

Le « 2ème jet » est un prélèvement réalisé, après un écoulement prolongé. La durée de l'écoulement doit être suffisante pour renouveler au moins trois fois le volume d'eau contenu dans le réseau intérieur : une durée de 3 minutes à débit moyen est généralement suffisante dans la plupart des cas, la stabilisation de la température de l’eau constitue un bon moyen pour vérifier l’efficacité de la purge.

Le prélèvement après stagnation contrôlée consiste à prélever un échantillon de deux litres d'eau au robinet du consommateur après stagnation de l'eau dans le réseau intérieur. Un écoulement prolongé (cf. prélèvement après écoulement) doit être réalisé au préalable et l'ensemble des robinets du logement doivent ensuite être fermés de manière à supprimer tout usage de l'eau pendant la stagnation. Une fois le temps de stagnation écoulé, un échantillon est prélevé sans purge préalable. Un temps de stagnation de 30 minutes à minima, est à considérer.