On parle de cas autochtone quand une personne a contracté l’une de ces maladies sur le territoire national sans avoir voyagé dans une zone où le virus circule. Pour rappel, ces maladies se transmettent de personne à personne par l’intermédiaire de la piqûre d’un moustique tigre infecté par le virus.
Au 13 octobre, 3 épisodes de circulation autochtone ont été recensés en Paca :
Marseille (Bouches-du-Rhône) : 2 cas autochtones de dengue ont été signalés en août. Aucun nouveau cas n’est apparu à la suite des actions de démoustication et de porte à porte : l’épisode est clos.
Saint-Raphaël (Var) : 2 cas autochtones de chikungunya ont été signalés à l’ARS le 25 septembre. Aucun cas n’est apparu à la suite des actions de démoustication et de porte à porte ; il convient toutefois de rester vigilant sur ce secteur.
Cavalaire-sur-Mer (Var) : 15 cas autochtones de chikungunya ont été détectés. Les premiers cas, signalés à l’ARS à partir du 22 septembre, étaient initialement limités à un périmètre restreint. Toutefois, de nouveaux cas récents ont été identifiés dans une nouvelle zone à proximité. L’identification de cas récents dans une nouvelle zone de circulation renforce la nécessité d’une vigilance accrue sur la commune.
Dès la déclaration des premiers cas autochtones à l’ARS, des mesures de gestion sont immédiatement engagées afin de limiter le risque de propagation du virus.
Des opérations de démoustication sont réalisées par l'Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID). Elles se font sur la voie publique ainsi que dans les jardins privés des lieux fréquentés par les personnes concernées. L'objectif est d'éliminer rapidement les moustiques susceptibles de transmettre le virus, ainsi que les gîtes de ponte.
En complément, les équipes de l’ARS et de Santé publique France, avec le soutien de la ville de Cavalaire-sur-Mer et du Service intercommunal d’hygiène et de santé - Estérel Côte d’Azur Agglomération, ont mené des investigations sur les zones de transmission afin d’identifier d’éventuels cas secondaires, de sensibiliser les habitants et de transmettre les recommandations en cas d‘apparition de symptômes mais aussi pour éviter les piqûres de moustiques et empêcher leur prolifération.
Ces interventions ont été complétées par une sensibilisation renforcée des professionnels de santé de la zone. Les établissements de santé, les médecins libéraux, les laboratoires d'analyses médicales et les pharmacies du secteur sont mobilisés afin de renforcer la vigilance, faciliter le diagnostic des personnes présentant des symptômes évocateurs de ces maladies et rappeler les mesures de protection contre les piqûres de moustiques.
Le rôle des professionnels de santé est central. En identifiant rapidement les patients présentant des symptômes évocateurs, en prescrivant les examens biologiques adaptés et en signalant sans délai les cas confirmés à l'ARS, ils permettent le déclenchement immédiat des mesures de lutte antivectorielle et des investigations épidémiologiques.
L'ARS Paca et Santé publique France appellent l'ensemble des médecins de la région à maintenir un niveau de vigilance devant toute suspicion de chikungunya, y compris chez des patients n'ayant pas voyagé. La rapidité du diagnostic et du signalement conditionne l'efficacité des mesures mises en œuvre pour protéger la population et prévenir l'apparition de nouveaux cas.
Chacun, en modifiant son comportement, peut se protéger et protéger ses proches en limitant la circulation du virus dans la région.
1.Se protéger des piqûres de moustiques
appliquer un répulsif cutané, particulièrement le matin et en fin de journée ;
installer des moustiquaires pour les nouveau-nés ou les personnes alitées ;
porter des vêtements couvrants et amples.
Les bracelets anti-insectes, huiles essentielles, appareils sonores à ultrasons, rubans, papiers et autocollants gluants, dont l’efficacité n’a pas été démontrée, ne sont pas recommandés.
2.Consulter immédiatement son médecin traitant en présence de symptômes évocateurs : forte fièvre, douleurs articulaires ou musculaires, éruption cutanée, maux de tête.
3.Eviter la prolifération des moustiques
Supprimer les eaux stagnantes dans lesquelles les moustiques pondent et se développent :
vider les coupelles des plantes et tout ce qui retient de petites quantités d’eau (mobilier de jardin, bâches…), au moins une fois par semaine ;
ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (jouets des enfants, seaux, arrosoirs);
fermer hermétiquement ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d'eau.






